Résidence Journal des Jungles n°8 – Dieppe

Voici un compte-rendu de la résidence Journal des Jungles qui s’est tenue du 10 au 12 mars 2017, à Dieppe! Il est rédigé par Edwige, membre de l’association Itinérance Dieppe qui accueillait cette résidence.

 » Un bien sympathique week-end de résidence JDJ (Journal des Jungles) !…

La PSM (Plateforme de Services aux Migrants, dont Itinérance Dieppe fait partie) nous avait sollicités pour que l’atelier écriture du JDJ numéro 8 puisse se dérouler chez nous, dans la région dieppoise.

Il s’agissait d’une grosse organisation logistique : lieu, connexion wi-fi, hébergement, repas, matériel sans compter la communication avec tous et la coordination, mais nous avons relevé le défi !… c’était une trop belle opportunité de pouvoir donner la parole à nos amis exilés dieppois.

3 jours intenses, extrêmement riches en échanges !

Vendredi, après l’accueil de tous les participants venus

  • de Paris pour les graphistes et traducteurs,
  • du Nord et de Cherbourg pour les membres d’autres associations et du comité de rédaction,
  • de Dieppe pour 2 amis albanais, 1 ami soudanais et les mineurs isolés placés dans des hôtels dieppois (Irakien, Congolais, Maliens, Guinéens, Pakistanais) et des membres d’Itinérance Dieppe,

Première prise de contact !…

Chacun a pu se présenter autour d’un grand jeu sur les prénoms.

L’objectif de cet atelier étant de laisser le plus grand espace d’expression possible aux exilés, il leur a été proposé ensuite différents moyens d’expression comme dessin, écriture…

Après la constitution de petits groupes, chacun a pu s’exprimer et présenter son travail.

L’après-midi, une idée commune est ressortie de toutes ces présentations pour la réalisation du côté affiche du journal et de nouveaux groupes se sont formés pour commencer à écrire plus particulièrement sur un thème choisi.

Samedi matin, un nouveau jeu pour bien démarrer cette 2ème journée et poursuite de l’écriture…

Vers 17h, après une journée studieuse où chacun s’est investi et a eu vraiment à cœur de fournir un bon travail sur le thème qu’il avait choisi, petite pause foot sur la plage à marée basse pour se détendre et profiter des derniers rayons du soleil et même du magnifique soleil couchant !…

Pendant ce temps, le comité de rédaction relisait tous les textes pour apporter les corrections éventuelles.

L’idée étant de partager les repas de ces 3 jours tous ensemble, c’est autour d’un bon couscous suivi d’une soirée « battle » que cette journée de travail s’est terminée…

Magnifique démonstration de danse hip hop de Dieu merci et Kévin et bonne musique pour danser !

Quel plaisir de voir nos amis venus de si loin s’amuser ainsi avec tous !

(Intégration réussie, semble-t-il, pour le jeune irakien qui n’était à Dieppe que depuis 1 journée… ce n’était pas gagné mais partager des moments forts avec les autres personnes, même en ne parlant pas la même langue, l’ont visiblement épanoui)

Une très, très belle soirée…

Dimanche matin, réveil un peu difficile pour tous mais poursuite du travail !

Les 2 graphistes présentent chacune leur proposition d’affiche et chacun est appelé à s’exprimer et à suggérer ses idées.

De retour à Paris, elles apporteront les modifications souhaitées.

Les traductions seront effectuées dans la langue maternelle de chaque participant et, après la mise en page, relecture et validation définitive du comité de rédaction, le journal pourra ensuite partir pour l’impression.

Belle expérience pour tous… comment écrire un journal, partager des moments de détente dans la bonne humeur, la simplicité… bref, une ambiance respectueuse et très chaleureuse.

Il faudra compter au minimum 1 mois pour avoir le plaisir d’admirer ce magnifique travail que, tous ensemble, nous avons hâte de vous présenter !

Très beaux textes, travail très pro de nos amies graphistes, des participants au top et surtout un seul cœur… »

Publication discrète du « Rapport Aribaud – Vignon »

Le rapport de la mission d’expertise menée par Jean Aribaud et  Jérome Vignon dans le cadre de l’expulsion des habitants du bidonville calaisien en octobre 2016  a été publiée très discrètement sur le site du Ministère de l’intérieur au début du mois de février 2017. Son contenu avait été réclamé plusieurs fois sans succès par les associations calaisiennes auprès de diverses autorités.

Plusieurs propositions ont été formulées :

  • Créer des « centres d’accueil d’urgence » dans divers « lieux d’accumulation de détresse » sur le parcours migratoire en France
  • Ouvrir trois centres d’accueil d’urgence en proximité immédiate de Calais pour les primo arrivants (séparation entre homme adultes, femmes et Mineurs Non Accompagnés)  fermés la nuit
  • Créer un « centre de transit régional » dans la région Haut de France près d’un guichet asile, les personnes y seraient orientées depuis les centres d’accueils d’urgence du calaisis

Pour consulter le rapport, cliquez ici

 

Le TA de Lille suspend les arrêtés anti-distribution de la Maire de Calais

Dans une ordonnance du 22.03.2017, le Tribunal administratif, saisi en référé-liberté, par 11 associations, a suspendu (la procédure de référé-liberté ne lui donnant que deux options: rejet du référé ou suspension des décisions contestées) les arrêtés et décisions de la Maire de Calais interdisant les distributions alimentaires en plusieurs lieux de la commune de Calais.

Le Gisti, l’une des associations requérantes a publié un communiqué de presse, reproduit ci-dessous.


La maire de Calais ne peut plus empêcher les migrant.e.s de se nourrir !

C’est ce que vient de lui rappeler assez sèchement le juge des référés du tribunal administratif de Lille.

Ce n’est pas faute pour Natacha Bouchart de s’être démenée pour compliquer par tous les moyens la vie des associations qui reprennent inlassablement les distributions de nourriture aux centaines d’exilé.e.s qui continuent de passer par Calais.

Ce fut d’abord une décision du 7 février s’opposant à l’ouverture de nouveaux lieux de distribution de repas. Ce furent ensuite deux arrêtés successifs, des 2 et 6 mars, « portant interdiction des occupations abusives, prolongées et répétées » des différents lieux où s’organisaient ces distributions. Ce fut encore l’annonce par la maire qu’elle prendrait de nouveaux arrêtés chaque fois que ces « occupations abusives » se déplaceraient. Et ce fut enfin la nouvelle décision du 9 mars rejetant la demande de plusieurs associations d’être autorisées à occuper un lieu de la zone industrielle des Dunes pour y poursuivre leurs activités de distribution de vivres.

Et pour faire bonne mesure, Madame Bouchart allait jusqu’à invoquer l’état d’urgence, entre autres arguments choc, considérant sans doute qu’il l’autoriserait à mettre entre parenthèses les principes fondamentaux de respect de la dignité de la personne humaine et de non-discrimination. Le procureur de la République et le préfet semblent d’ailleurs avoir épousé le même point de vue, le premier distribuant généreusement les réquisitions aux fins de contrôles d’identité dont les forces de l’ordre abusent à l’égard des exilé.e.s, militant.e.s et bénévoles, et le second organisant le blocage par les mêmes forces de l’ordre des rues où se tiennent les distributions.

En affamant les migrant.e.s, l’objectif affiché par la maire, activement soutenu par ces représentants des pouvoirs publics, était donc de faire place nette, d’empêcher la création de ce qu’elle appelle joliment des « points de fixation » et de faire croire ainsi que la grande opération d’évacuation « humanitaire » avait suffi à empêcher les exilé.e.s de continuer de faire route vers la Grande-Bretagne.

C’est pour rappeler ce petit monde à l’ordre que onze associations, dont le Gisti, ont saisi le juge des référés pour lui demander de suspendre l’exécution des décisions de la maire. Ces décisions sont d’autant plus graves qu’elles émanent de l’autorité tenue d’assurer le respect de la dignité humaine sur son territoire et, dans ce cadre, de tenir compte des besoins élémentaires des personnes sans abri qui s’y trouvent lorsqu’ils ne sont pas suffisamment pris en compte par les services publics.

« Considérant que, par les décisions attaquées, la maire de Calais a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir, à la liberté de réunion et, en faisant obstacle à la satisfaction par les migrants de besoins élémentaires vitaux au droit à ne pas subir des traitements inhumains et dégradants consacré par l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales », le juge a reçu cinq sur cinq les demandes de ces associations, suspendant jusqu’à nouvel ordre l’exécution de ces arrêtés et de ces décisions interdisant la distribution de repas.

Fallait-il vraiment un juge pour dire qu’il n’est pas admissible d’empêcher les exilé.e.s de se nourrir et les associations de pourvoir à ces besoins élémentaires ?

Paris, le 23 mars 2017

 

Guide anti-préjugés du CIRÉ

Dans le cadre de sa campagne: « Défense de nourrir les préjugés », le CIRÉ (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers) a produit un petit guide anti-préjugés.

Le CIRÉ, plate-forme associative belge, s’attaque ici à 10 préjugés :

  • « On est envahi par les migrants »
  • « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde »
  • « Si on les accueille, ils vont venir plus nombreux »
  • « Ils viennent seuls, puis font venir toute leur famille »
  • « Ils sont un danger pour notre économie »
  • « Ils viennent prendre l’emploi des Belges »
  • « Ils viennent profiter de notre système social »
  • « Ils sont trop différents, ils ne s’intégreront jamais »
  • « Parmi les réfugiés, il y a des terroristes et des criminels »
  • « C’est en restant chez eux qu’ils développeront leur pays »

L’argumentaire est ici produit pour la Belgique. Certaines données devront donc être adaptées (condition d’obtention de titres, de regroupement familial, d’accès au système social, etc.). Mais généralement, les réponses apportées ici se veulent valables à l’échelle européenne, voire à celle des pays occidentaux.

 

Exposition « Mythes sur migrations et développement » – FORIM

Dans le cadre de sa campagne pour déconstruire 10 mythes sur les migrations et le développement, le FORIM (Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations) a prévu une exposition pour accompagner ses 10 fiches argumentaires.

Dans l’exposition, chaque panneau vient interpeller les spectatrices et spectateurs sur une des mythes pointés, selon le schéma: « On entend beaucoup » vs « Que disent les faits et les chiffres? », avec un encadré type « Le saviez-vous? ».

Et voici les perspectives et solutions que propose la campagne:

 

Fiches « Mythes sur migrations et développement » – FORIM

Dans le cadre de sa campagne pour déconstruire 10 mythes sur les migrations et le développement, le FORIM (Forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations) a développé 10 fiches argumentaires. L’argumentaire est assez pointu, se référant aux textes de loi, aux accords internationaux, et à diverses études et rapports de recherche.

Voici les 10 mythes déconstruits:

  1. Le développement amène à moins de migrations internationales car ce sont les plus pauvres qui migrent
  2. On peut réduire l’immigration vers l’Europe grâce à l’aide et à la coopération au développement
  3. La majorité des migrations se font des pays pauvres vers les pays riches
  4. La migration nuit au développement du pays d’origine
  5. Les migrations bénéficient aux individus qui migrent et non aux communautés et pays d’origine
  6. Les pays d’accueil ne bénéficient pas de la migration
  7. Dans une économie mondiale compétitive, l’Europe ne devrait accepter que les migrant·e·s hautement qualifié·e·s
  8. L’arrivée de migrant·e·s affaiblit l’identité, ainsi que les valeurs européennes, et aboutira à un clash des cultures
  9. L’Union européenne est confrontée à une invasion d’immigrant·e·s en raison de sa politique généreuse d’admission et d’accueil
  10. L’Europe ne peut plus accepter de migrant·e·s

Mediapart // Migrants: à Calais, la distribution de repas recommence

https://www.mediapart.fr/journal/france/140317/migrants-calais-la-distribution-de-repas-recommence

Par Haydée Sabéran, 14 mars 2017

Pour la première fois depuis le « démantèlement » de la « jungle » de Calais, en octobre 2016, plusieurs associations ont décidé de recommencer à servir des repas aux exilés, pour beaucoup mineurs, qui se retrouvent dans les parages en espérant rejoindre la Grande-Bretagne.

Calais, de notre envoyée spéciale.– La scène est familière, mais c’est la première fois qu’on voit ça à Calais depuis la fin de la « jungle ». Des exilés fatigués font la queue devant des marmites, on leur sert un plat et ils s’en vont manger à quelques pas sur un parking.

 

C’était lundi 13 mars, rue Margolle, sous l’auvent du hangar Paul-Devot sur le port de Calais, vers 17 h 30. Comme au même endroit il y a presque sept ans. C’est là que, pendant des années, des associations calaisiennes ont distribué à manger aux milliers de personnes lancées sur leur chemin clandestin vers l’Angleterre, avant de s’installer ailleurs, bien avant la grande « jungle » en 2015.

 

Au menu, riz au curry, poulet au gingembre et crudités croquantes. « 100 % bon », dit un Érythréen en levant le pouce, qui vient se servir une deuxième fois. Un épisode de plus dans le bras de fer qui oppose les autorités – État et ville de Calais – aux associations. Ces repas sont le minimum vital dont la mairie ne veut pas, de même qu’elle ne veut pas d’un service de douches pour les exilés, au motif qu’elle veut éviter un « point de fixation ». Hier lundi, la majorité des associations étaient là pour soutenir les jeunes Britanniques de la Refugee Community Kitchen, qui ont cuisiné, et l’Auberge des migrants, qui a organisé la distribution : Secours catholique, Médecins du monde, Care4Calais, Salam et Utopia 56.

 

Un fourgon de CRS passe. Une voiture de la police municipale stationne et des policiers prennent en photo les plaques des voitures des bénévoles. « Ça fait bizarre de se retrouver ici », dit Vincent De Coninck, du Secours catholique. C’est la consigne : zéro migrant à Calais. Comme après la fermeture de Sangatte, c’est le retour de la très grande précarité, pire que la « jungle » : des migrants à la rue, que les policiers empêchent de s’installer et placent en rétention. Les associations ont signalé plusieurs expulsions vers le Soudan. « Il y a un entêtement des autorités à faire comme si la question était résolue. Au prix d’un mépris et d’un harcèlement des gens. » 

 

Un exilé érythréen, qui dit avoir 17 ans, raconte : « Hier soir, des policiers m’ont demandé mon nom, ma date de naissance, ils m’ont demandé de retirer mon écharpe et mon bonnet. Puis ils m’ont laissé repartir, et ils m’ont à nouveau approché, frappé avec une matraque, et pulvérisé du gaz lacrymogène sur le visage. Les effets du gaz ont mis deux à trois heures à disparaître. » Son ami, âgé de 15 ans, érythréen, raconte, lui, avoir été frappé au dos à coups de matraque. Un Éthiopien : « Ils m’ont aspergé le visage de gaz, et ils ont jeté mon sac à dos dans l’eau. » Sur sa tempe, des traces de brûlure, qu’il dit dues aux effets du gaz. 

 

« Parfois, c’est juste une manière de réveiller un migrant endormi dans un coin », raconte Pauline Le Coënt, d’Utopia 56. « “Good morning” et un coup de spray au visage. » Médecins du monde, qui a démarré des maraudes il y a quinze jours, constate « des blessures physiques, dues à des violences des forces de l’ordre et à des tentatives de passage », indique Amin Trouvé-Bagdouche, coordinateur de l’association. Vincent De Coninck résume : « Les gamins ont peur. » Selon lui, une majorité sont mineurs.

 

Il y a en ce moment entre 300 et 400 migrants à Calais, selon les associations. « Et ils ont faim », résume Vincent De Coninck. Depuis janvier, les migrants étaient nourris par des maraudes de nuit, près des lieux où ils se cachent, zone industrielle des dunes, et l’après-midi au local d’accueil de jour du Secours catholique, désormais trop étroit. Pour tenter d’empêcher les maraudes d’Utopia, la maire de Calais Natacha Bouchart (LR) a pris, le 2 mars, un arrêté « anti-regroupement » qui interdit non pas de nourrir les migrants mais toute « présence prolongée » dans la zone industrielle, au nom de la sécurité. C’est de fait un arrêté anti-repas, élargi cinq jours plus tard à la zone du bois Dubrulle, quelques centaines de mètres plus loin. Bruno Le Roux, ministre de l’intérieur, a indiqué lors de son passage à Calais le 1er mars qu’il n’était pas contre les distributions. Mais sa police, lors des maraudes de nuit, fait fuir les exilés. Plutôt que ces distributions à la sauvette, les associations ont souhaité rendre les choses visibles, en plein jour, pour montrer que rien n’était réglé.

 

Le Secours catholique a annoncé lundi qu’il cessait de servir à manger aux exilés à son accueil de jour faute de place. Mi-janvier, il y avait 15 personnes dans son local, une centaine aujourd’hui. La mairie a fait passer les services municipaux dans le hangar de l’Auberge des migrants, où se préparent les repas de la Refugee Community Kitchen, et a mis en demeure l’association de mettre aux normes ses cuisines dans les deux mois. Tarif : 120 000 euros. « C’est la fin d’une tolérance », soupire Christian Salomé, de l’association. « Je ne vois pas comment on va pouvoir payer. »

 

Ce qui avait été toléré depuis la fermeture de Sangatte en 2002, nourrir les exilés avec les moyens du bord, est désormais répréhensible. Les associations ont déposé un recours contre les arrêtés municipaux anti-repas. Il est plaidé jeudi 16 mars au tribunal administratif de Lille.

 

Livret de l’ACAT: Répondre aux inquiétudes

Dans le cadre de sa campagne « Osons la fraternité, accueillons les étrangers », l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) a produit un livret répondant aux inquiétudes et permettant de réagir aux discours de peur suivants :

  • « La France est envahie par les étrangers »
  • « Ils viennent profiter de nos aides »
  • « Ils viennent voler le pain des français »
  • « Les réfugiés sont en grande majorité des hommes, c’est inquiétant »
  • « Ils vont faire disparaître notre culture, notre identité »
  • « Plus il y a de réfugiés, plus il y a de terroristes »
  • « Plus il y a d’immigration, plus il y a de délinquance »
  • « Pour bien vivre ensemble, vivons séparés »

Petit plus: Quelques conseils (p. 3) pour répondre à ces préjugés sans mépriser la parole de l’autre, en essayant de comprendre d’où parle l’interlocutrice ou interlocuteur avant de s’exprimer. A approfondir dans une démarche d’éducation populaire!

 

 

Petit guide de la Cimade sur les préjugés

Le Petit guide pour lutter contre les préjugés sur les migrants est régulièrement actualisé par La Cimade.

Il existe également désormais en version animée!

Petit plus : Pensé sur un mode interactif, ce guide alterne des encadrés informatifs (notamment sous la forme de pastilles « Le saviez-vous? », « On l’oublie souvent » ou encore « Halte aux idées reçues ») avec des petits quiz !